La CPME
Engagés pour ceux qui osent,
investissent, créent de l'emploi
et font vivre les territoires.
Déclaration commune - Conseil des entreprises
Messieurs les ministres,
Les signaux économiques sont préoccupants.
La croissance a été nulle au premier trimestre 2026. La consommation ralentit, l’investissement recule, et l’emploi privé est en baisse depuis déjà plusieurs trimestres. En 2025, 70.000 entreprises ont disparu, tandis que le chômage repart à la hausse.
Et les perspectives ne sont pas plus rassurantes.
La flambée des prix de l’énergie, combinée aux nouvelles menaces de Donald Trump contre le commerce international, risque de freiner encore davantage notre économie.
L’offensive commerciale et technologique chinoise s’intensifie sur un nombre croissant de secteurs : de l’industrie au commerce.
Nous sommes pleinement conscients des contraintes budgétaires qui pèsent sur les finances publiques. Et nous saluons la volonté affichée du Gouvernement de tenir l’objectif de 5% de déficit en 2026, avec l’ambition de revenir sous les 3% d’ici à 2029.
Mais dans ce contexte, il est essentiel de donner de la visibilité et de la confiance aux entreprises. Les chefs d’entreprise, de la TPE au grand groupe, quels que soient leur taille, leur secteur ou leur territoire, ont besoin de savoir comment le Gouvernement compte répondre à un double défi : protéger les entreprises et les ménages les plus fragiles, tout en maintenant cet objectif budgétaire de 5%.
Car la crise au Moyen-Orient ne peut plus être considérée comme un épisode temporaire. Ses conséquences sont déjà très concrètes : ce sont 6Mds EUR d’économies supplémentaires qu’il faut désormais trouver.
Et il serait contreproductif d’aller chercher ces économies du côté des entreprises. Toucher aux exonérations de charges ou alourdir la fiscalité serait une erreur.
Les entreprises sont déjà fragilisées par la hausse des coûts, par les tensions sur les marges, et par les négociations salariales qui vont inévitablement suivre la revalorisation du SMIC.
Imposer une double peine au secteur privé aurait des conséquences lourdes : davantage de destructions d’emplois, un ralentissement économique plus marqué mais aussi en définitive un impact négatif sur les finances publiques elles-mêmes.
Ce serait le risque d'entrer dans une crise économique et sociale beaucoup plus profonde.
Ce qui s'est passé dernièrement dans les CPME locales et nationales
Publication de la loi de simplification économique
Parmi les mesures adoptées figure le test “entreprises”, porté par la CPME depuis de nombreuses années.
Celui-ci permettra d’évaluer l’impact technique, administratif ou financier des textes législatifs et réglementaires créant ou modifiant des normes applicables aux entreprises.
La CPME vous propose, en pièce jointe, une note de décryptage des principales mesures adoptées.
Publication de la loi de simplification économique
Parmi les mesures adoptées figure le test “entreprises”, porté par la CPME depuis de nombreuses années.
Celui-ci permettra d’évaluer l’impact technique, administratif ou financier des textes législatifs et réglementaires créant ou modifiant des normes applicables aux entreprises.
La CPME vous propose, en pièce jointe, une note de décryptage des principales mesures adoptées.
Consultez les plus récentes publications de la CPME.
Gel des allègements de charges : la CPME alerte sur une double peine pour les entreprises et les salariés
Depuis le début de la crise au Moyen-Orient, la CPME plaide pour des mesures raisonnables, ciblées et rapidement mobilisables. À cet égard, les annonces du Premier ministre vont dans le bon sens sur plusieurs points.
La CPME se félicite notamment du doublement de la prime carburant employeur, portée à 600 euros, défiscalisée et désocialisée, à la main de l’employeur. Cette mesure, portée par la CPME, permettra aux entreprises qui le peuvent de soutenir leurs salariés confrontés à l’augmentation du prix des carburants. La CPME salue également le doublement de l’aide aux grands rouleurs, ainsi que l’engagement du Premier ministre à rendre cette aide effective rapidement, avec une ouverture de la plateforme d’inscription dès le 27 mai et un versement prévu début juin. L’effectivité des aides était une condition essentielle : une aide annoncée mais inaccessible ne répond pas à l’urgence.
Les mesures sectorielles annoncées pour le transport routier, le BTP, les taxis, les pêcheurs, les agriculteurs ou encore les aides à domicile répondent également à des situations concrètes. Elles vont dans le sens d’un soutien ciblé aux activités les plus exposées à la flambée des coûts.
Mais ces avancées ne doivent pas masquer le principal point d’alerte : le gel des allègements de charges patronales.
Alors que le SMIC va être revalorisé, ce qui est normal et légitime pour les salariés, le maintien de l’enveloppe des allègements de charges va mécaniquement renchérir le coût du travail pour les entreprises. Pour les TPE-PME, c’est une double peine : elles devront absorber la hausse des salaires, tout en voyant une partie des allègements ne pas suivre cette évolution.
Cette décision intervient au pire moment. L’enquête de conjoncture menée par la CPME auprès de 2 350 dirigeants montre que 45 % constatent une dégradation de la situation de leur entreprise, que 38 % jugent leur trésorerie tendue ou critique, et que 78 % déclarent être directement impactés par la crise au Moyen-Orient. Surtout, 57 % des dirigeants ne répercutent pas et n’envisagent pas de répercuter les hausses de coûts sur leurs prix de vente.
Dans ces conditions, toute hausse supplémentaire du coût du travail aura des conséquences directes sur l’activité, l’investissement et l’emploi. Elle pèsera également sur le pouvoir d’achat : si les entreprises ne peuvent pas absorber cette hausse, elles ne pourront pas non plus répondre aux demandes des salariés dont les rémunérations se situent juste au-dessus du SMIC.
« On ne peut pas demander aux entreprises d’augmenter les salaires et, dans le même temps, renchérir le coût du travail. C’est une double peine qui pèsera sur l’activité, sur l’emploi et, au final, sur le pouvoir d’achat des salariés », déclare Amir Reza-Tofighi, président de la CPME.
La CPME demande donc que le gel des allègements de charges soit temporaire et fasse l’objet d’une clause de revoyure. Dans un moment de très forte incertitude, il serait dangereux d’installer durablement une mesure susceptible de freiner l’activité et de multiplier les risques de défaillances.
La CPME enfin prend acte de l’engagement du gouvernement de ne pas augmenter les impôts dans le budget 2027. Elle prend acte, mais elle prend date. Cet engagement devra être confirmé et tenu dans le débat parlementaire.
La priorité doit désormais être claire : soutenir l’activité, préserver la trésorerie des entreprises, éviter la casse économique et maintenir la capacité des TPE-PME à investir et à employer.
L’étude de conjoncture de la CPME est disponible sur le site internet de la CPME.
L'eau, un enjeu stratégique pour l'entreprise
Redynamiser l’industrie : un cap pour la souveraineté française
Une stratégie articulée autour de cinq priorités :
- Foncier et implantation : faciliter l’accès aux terrains pour libérer les projets industriels.
- Compétences et attractivité : adapter la formation et revaloriser les métiers pour répondre aux besoins des entreprises.
- Simplification et accélération : réduire les délais administratifs pour soutenir l’investissement.
- Souveraineté énergétique : garantir un prix compétitif et encourager l’autoconsommation.
- Commande publique et “Fabriqué en France” : faire de l’achat public un levier de réindustrialisation.
Ce livre blanc ne se limite pas à une liste de mesures : il propose un cap commun, un pacte à construire, une méthode à partager et une ambition à assumer. Redonner à l’industrie française la place qu’elle mérite dans nos territoires et dans notre économie.
Toute l'info sur les grands rendez-vous de la CPME.
